Pénombre

25 janvier 2011


Je suis si bien dans ma nuit opaque

Que je ne cherche plus la lumière

Et ne supporte que quelques lueurs,

Au petit matin, que quelques ombres,

Au coucher d’un soleil indolent.

 

J’affectionne la mort qui me traque,

Attente si longtemps coutumière,

Et hais les fausses bonnes humeurs

Qui essaient de masquer les décombres

D’un monde futile et aguichant.

 

Je n’ai pas le besoin démoniaque

De simuler une vie princière

Et préfère destiner ma sueur

A concevoir, seul dans la pénombre,

La vie d’un vagabond insolent.

 

Ainsi inutile et dionysiaque

Je veux revivre l’envie première:

Rester, des plaisirs, le serviteur

Afin d’illuminer les nuits sombres

Que je ne veux plus fuir en courant.