Les bras en croix

02 juillet 2011


Le cimetière des capucins

Est plein d’ombres pour l’éternité.

La vision des tombes alignées,

Si grises, sous le soleil câlin.

 

Là, surgissent des fleurs sans couleur

Qui semblent venir du temps passé.

Le témoignage à peine apaisé,

Le dernier signe d’une douleur.

 

Une croix rouillée et délabrée

Semble attendre depuis très longtemps.

Le désir insensé d’un printemps,

La main prévenante d’un ouvrier.

 

Une autre croix cassée, renversée,

Nous montre la vanité du temps.

Notre vie, frivole passe-temps,

Les croyances humaines brisées.

 

Une grille d’amour éternel

Pour affronter toute la misère.

La vie pour unique lumière,

La pensée d’un monde fraternel.

 

Ne jamais vivre les bras en croix

A souffrir au nom d’un dieu despote.

Artisans pugnaces d’un antidote,

Construisons la vie de notre choix.