Je le savais

20 octobre 2014


 

Je le savais possible dans le brouhaha

D’entendre la petite voix tendre du cœur.

Bien des fois je l’avais perçu ici ou là

Mais ce n’était à chaque fois qu’un simple leurre.

 

Nullement abattu je continuais ma route

Ecoutant de droite à gauche le bruit des cœurs,

Leurs brisures mêlées et aussi tous leurs doutes,

Comblant parfois ma solitude à contrecœur.

 

Toujours sur les chemins de la carte du Tendre,

Vagabond volontaire exilé du troupeau,

J’essayais de voir le feu au milieu des cendres,

Histoire de réchauffer mes vieux oripeaux.

 

Un matin j’ai croisé son regard et son chant,

Mutin et doux, ferme et tendre, comme un appel.

Nous avons parlé de l’aube au soleil couchant

De nos rêves et de nos cauchemars mortels.

 

Et petit à petit, au milieu des décombres,

Nous avons imaginé un chemin commun,

Au-delà de ces histoires qui nous encombrent,

Un chemin doré par nos rêves opportuns.