Cicatrice

20 août 1973


 

Une cicatrice intérieure qui coule,

Un visage qui envahit les rêves.

 

Haïssons les souvenirs

Qui étranglent les nuits,

impossible passé,

incroyable prison.

 

Le sang s’écoule par la plaie béante

sur le corps décharné et solitaire.

Les larmes douces amères s’évadent,

le souvenir ruine tous les instants.

 

Haïssons cette passion

qui blesse la raison,

impossible passé,

incroyable prison.

 

Chemise déchirée, regard vaincu,

corps ébranlé, sécheresse attendue.

Il titube dans l’aride désert,

mais il n’ira plus vers quelque mirage.

 

Haïssons cette rudesse

qui défigure l’âme,

impossible pari,

incroyable rêve.

 

Il lève les yeux et voit, sur la route,

la quête d’amour et de solitude.

 

Bientôt…le suprême départ.